Prises de positions

Pétition Pesticides et Riverains

Bientôt plus de 20 ans que le débat a lieu, 10 ans qu’une directive européenne oblige à prendre des dispositions nationales… et, enfin, on commence à voir poindre des mesures de protection pour tous les riverains des parcelles agricoles traitées. Pourtant, les deux textes censés aller dans ce sens, qui sont soumis à consultation publique depuis le 15 juillet 2019, sont bien loin de garantir une protection optimale aux riverains. Ce véritable enjeu de santé publique doit enfin être pris au sérieux par le gouvernement, c’est pourquoi France Nature Environnement et 35 associations du mouvement lancent une pétition pour une réelle protection de tous les habitants situés à proximité de parcelles agricoles.

Signez la pétition sur le site de France Nature Environnement

Un désastre environnemental en bord de Loire

L’île de Bondésir, à Montlouis-sur-Loire (37), constitue un site naturel classé et censé être protégé. C’est là l’un des plus beaux paysages du Val de Loire en amont de Tours, et un trésor de biodiversité : le site, qui accueille des espèces rares, est fréquemment étudié par les naturalistes, et parcouru par les scolaires dans le cadre de l’initiation à l’environnement. Ce devrait être un sanctuaire patrimonial.

      Or ce site a été détruit au moyen d’engins lourds, par des travaux de déboisement commandés par les services de l’Etat, et les arbres ont été massivement broyés afin de produire du « bois-énergie », sous forme de plaquettes mises en tas sur place.

     La SEPANT (Société d’Etude, de Protection et d’Aménagement de la nature en Touraine), association agréée pour la protection de l’environnement en Indre et Loire, dénonce cette atteinte à la nature, à la biodiversité, et aux paysages du Val de Loire. Elle souligne :

–          L’absence de concertation préalable avec les naturalistes indépendants, et avec la population de Montlouis qui est très attachée à l’intégrité de ce site ;

–          L’impact considérable des travaux effectués, anéantissant toute vie animale et végétale sur le site, et avec un stockage sur place du bois broyé, en fermentation, dans le périmètre de puits de captage d’eau potable de Montlouis ;

–          L’inanité du prétexte donné à ces travaux, à savoir la lutte conte les risques d’inondation : l’île de Bondésir ne constitue pas un danger, car la Loire est assez large à cet endroit ;

–          Le lien entre cette opération et la demande frénétique de « bois-énergie », en relation avec la création dans l’agglomération de Tours de centrales biomasse de grande dimension, demandant toujours plus de bois à brûler.

   La SEPANT demande donc à être systématiquement associée à tout projet de déboisement dans le Val de Loire tourangeau, et demande une réelle prise en compte de la biodiversité dans ce type d’opération.

Toutes les prises de position de la SEPANT

La SEPANT et la LPO Touraine ont répondu de manière collective à l’étude d’impact du projet de parc photovoltaïque de Larçay. Cliquez ici pour lire leur prise de position.

Le 31 octobre 2014, la SEPANT et la LPO ont émis un communiqué de presse sur le projet de parc photovoltaïque de Larçay.

La lande de Larçay située en continuité du Bois des Hâtes est le site qu’a choisi la société JUWI pour implanter une centrale de panneaux photovoltaïques au sol.

En quoi cela consiste ?

Une zone d’une vingtaine d’hectares (équivalente à environ 40 terrains de football) sera entièrement stérilisée sur le plan végétal et animal, entourée de clôtures infranchissables. Des capteurs solaires seront implantés au sol, ainsi que quelques bâtiments techniques émettant du bruit et des ondes. Sur toute la périphérie, une bande de 50 mètres sera entièrement débroussaillée. Autant dire un massacre pour la richesse biologique de cette lande.

Pourquoi ici, sur la Lande de Larçay ?

Les promoteurs du projet ne voient pas cette lande comme une zone humide, mais comme un terrain proche du transformateur électrique de Larçay.

Ce projet est inacceptable

Ces terrains laissés sauvages appartenant à la ville de Tours, sont reconnus par les naturalistes comme extrêmement riches pour les espèces rares qui y habitent : triton crêté, fauvette pitchou, agrion de Mercure…et de nombreuses espèces végétales protégées y fleurissent. Plusieurs générations de naturalistes ont effectué des travaux de suivi de ces espèces. Le secteur est traversé par le chemin de Grande Randonnée 46 et profite à de nombreux promeneurs amoureux de ce petit havre de tranquillité à proximité immédiate de l’agglomération de Tours.
Bien que le permis de construire ait été accordé, nous n’acceptons pas que le dernier site naturel et sauvage de l’agglomération de Tours soit sacrifié.
De plus ce site a été initialement retenu comme zone compensatoire à la destruction de milieux naturels situés sur le tracé du TGV.
La production d’électricité à l’aide de sources d’énergie renouvelable doit certes se développer, mais pas au détriment du patrimoine naturel déjà trop souvent détruit par l’urbanisation et l’agriculture intensives.

Pour nous soutenir, n’hésitez pas à signer la pétition suivante : 

http://www.cyberacteurs.org/cyberactions/lande-larcay-nbsp-site-naturel-men-947.html

  • POUR une approche globale de la réduction et du traitement des déchets
  • POUR l’amélioration des connaissances sur les déchets (indicateurs de zone de ramassage, analyse des « refus de tri », etc.)
  • POUR la réduction à la source
  • POUR récupérer plus et recycler mieux
  • POUR la fermeture des incinérateurs (considérant que l’incinération est la plus mauvaise solution pour le traitement des déchets, tant en raison de son empreinte écologique que de son incidence sur la santé humaine)
  • POUR l’utilisation du carbone organique des stations de compostage en agriculture

La SEPANT soutient le développement de l’usage de l’énergie solaire, en tant qu’alternative durable aux énergies fossiles, en rappelant cependant que :

  • la priorité doit être donnée à la diminution de la consommation globale d’énergie, par une lutte contre les gaspillages, un changement des comportements des consommateurs, et une optimisation du système énergétique ;
  • les applications thermiques de l’énergie solaire sont bien plus efficaces que les applications photovoltaïques, et doivent être envisagées en priorité.

S’agissant de la technologie photovoltaïque, qui constitue une source prometteuse d’énergie renouvelable, la SEPANT (à l’instar de France Nature Environnement) est favorable à une intégration prioritaire au bâti (sur la toiture des maisons et bâtiments), ainsi que sur les sols artificialisés (parcs de stationnement, etc.) ou pollués. En revanche, la SEPANT est défavorable à l’installation de champs photovoltaïques conduisant à l’artificialisation d’espaces naturels ou agricoles, sauf lorsque qu’une combinaison d’usages est assurée, permettant le maintien de pâturages, de l’apiculture, la viticulture ou le maraîchage sur les terrains utilisés. La SEPANT est en particulier hostile à l’implantation de champs photovoltaïques dans des espaces naturels sensibles (tels que la lande à gratioles de Larçay, qui alimente une mare protégée dans le cadre des mesures compensatoires à la construction de la LGV Paris-Tours).

Enfin la SEPANT demande que tous les constructeurs et aménageurs de parcs photovoltaïques s’engagent sur la réversibilité des installations, et sur le recyclage des équipements photovoltaïques en fin de vie.

CONTRE les épandages aériens de pesticides (s’accordant sur le contenu du communiqué de presse de Nature Centre).

La SEPANT demande qu’aucune dérogation annuelle ne soit accordée par les préfets à l’interdiction de l’épandage aérien de pesticides (dérogations prévues par un arrêté du 31 mai 2011, alors que la Directive Cadre Européenne sur l’utilisation des pesticides compatibles avec le développement durable du 13 janvier 2009, transposée dans le droit français par la loi Grenelle II du 12 juillet 2010, prohibent le principe de l’épandage aérien de pesticides, sauf dérogations temporaires).

La SEPANT rappelle que les épandages aériens de pesticides nuisent gravement à l’environnement, non seulement par les nuisances sonores, mais surtout par les atteintes aux populations d’insectes pollinisateurs, et par les atteintes à la santé humaine (un lien de causalité a notamment été établi entre la maladie de Parkinson et les pesticides). Le Plan Ecophyto 2018 vise du reste à réduire de 50 % l’usage des pesticides en France entre 2008 et 2018.

La lutte contre les insectes ravageurs de certaines cultures doit en effet passer par la rotation des cultures et la lute par des moyens biologiques, plutôt que par l’utilisation toujours plus massives de pesticides.

La SEPANT, à l’instar de Nature Centre, considérant l’importance prise par les extractions de matériaux dans le cadre des carrières, souhaite un cadre global pour cette activité, qui permettre une gestion durable des lieux d’extraction :

  • un bilan quantitatif et qualitatif de l’impact de chaque carrière doit être dressé devant les commissions départementales compétentes ;
  • l’ouverture de nouvelles carrières doit être aussi limité que possible, les durées d’exploitation réduites à quelques années, et des compensations doivent être imposées, en contrepartie de la diminution d’espaces naturels ;
  • une réhabilitation complète du site de chaque carrière doit être assuré après la fin de l’exploitation, et des contrôles plus fréquents doivent être assurés par les services de l’Etat, durant l’exploitation puis dans la phase de réhabilitations des sites.